La réalité des outre-mer
Dans les DOM, près de 144 500 personnes vivent au sein de 29 700 foyers, où cohabitent parents, enfants et parfois grands-parents ou petits-enfants. Ils représentent 3% des ménages en Guadeloupe, Martinique et à La Réunion, 4% à Mayotte et 5% en Guyane, contre seulement 1% dans l’Hexagone. Un modèle longtemps marginal en métropole, mais qui tend désormais à se développer, porté par les tensions sur le logement et le renforcement des solidarités familiales.
Plusieurs raisons évoquées
Que ce soit pour des motifs économiques ou en raison de l’accès limité au logement, de nombreuses familles vivent ensemble. Partager un toit permet de faire face au coût de la vie, au chômage ou à la précarité. Les solidarités familiales y sont aussi culturellement plus fortes. À cela s’ajoutent le vieillissement de la population et la dépendance des personnes âgées, souvent prises en charge par la famille faute de structures adaptées. Enfin, l’exode des actifs et la mobilité géographique limitée sur les îles renforcent cette cohabitation.
Une situation complexe
Les ménages multigénérationnels cumulent de fortes contraintes. La promiscuité y est très répandue, avec des logements surchargés. Ces foyers reposent largement sur les femmes, nettement plus présentes que dans les autres types de ménages et souvent au cœur de l’organisation familiale.
Entre solidarité familiale et contraintes subies, la cohabitation intergénérationnelle dans les outre-mer révèle autant de capacités d’entraide que de fragilités, et pose la question d’un accompagnement public mieux adapté à ces réalités.
Pour en savoir plus, consulter cette infographie
Pur télécharger l’étude complète, cliquer ici